Marlène : Au deuxième commandement que tu vas nous donner, comment l’expliquerais-tu ? Voyance Angèle : Face au voyant tu te tairas !
(Re sourires), c’est pour compléter le premier commandement. Il est évident que le plus simple ou devrais-je dire le plus sage serait de se taire. Mais encore faut-il savoir comment s’y prendre lorsque l’on entame une voyance. Il est humain d’être confronté aux doutes, à la peur mais aussi à une certaine gaucherie. Il faut avant tout garder en tête, qu’aller voir ou téléphoner à un voyant, c’est lui donner le droit et le devoir de nous apprendre ce qui va se passer dans l’avenir. Vous conviendrez que si nous connaissions notre destin, nous n’irions pas consulter un medium. Par conséquent, entrer en contact avec un voyant, c’est lui laisser le libre arbitre de nous révéler ce que nous n’imaginons parfois pas. Ce qui n’est pas concevable aujourd’hui peut l’être demain. Donc pour ne pas influencer le voyant, mieux vaut se taire. Mais se taire ne veut pas dire faire « obstacle » à la voyance ou se cantonner au silence. Il faut savoir faire la part des choses et saisir ce que le voyant à réellement besoin de connaître. Pour se faire, il faut entamer la voyance avec sérénité. Des blocages même intérieurs au consultant peuvent bloquer la voyance. Si j’entre en contact avec une personne qui freine d’emblée la communication, il m’est difficile de donner une suite favorable à la consultation. Il faut donc du naturel. Une voyance sérieuse débute toujours par des présentations. Pour ma part je demande le prénom du consultant, sa date de naissance et le sujet qu’il souhaite aborder. Une fois ces renseignements recueillis, je « toise » le présent… S’impose alors à moi la situation présente, marié, célibataire, amoureux, seul, au chômage, en difficulté etc. … D’ordre général, ces informations viennent avec celles du passé, entre autre des éléments sur le temps, les pourquoi du comment… Le consultant me confirme la justesse de mes visions et c’est alors que la communication peut s’installer. Si la situation est complexe, ou que la question porte sur une autre personne, je recueille les informations sur cette personne et je développe l’avenir. Je ne peux imaginer prédire l’avenir sans saisir et comprendre le passé et le présent. Mais avant que le consultant dévoile certaines informations, il lui faut être assuré que le voyant « dit juste ». Donc se taire au préalable est plus sage. S’il est face à un voyant qui lui pose des questions avant même d’avoir démarré la consultation, la sonnette d’alarme se doit de retentir ! Si le voyant cherche à savoir ce qui vous ferait plaisir, encore une fois il faut faire très attention à ce que la voyance ne se transforme pas à de la complaisance. C’est au consultant de faire très attention sans pour autant « bloquer » le voyant… J’avoue que ce n’est pas mince à faire, mais réalisable si l’on use avant tout de neutralité et de simplicité.