Dixième commandement du consultant

Marlène : Nous voilà arrivé au dernier commandement du consultant. Quel est donc le dixième commandement ?

Voyance Angèle : De la voyance tu n’abuseras.

Faire appel à un voyant, c’est une « sacrée aventure » en finalité, car c’est s’offrir l’opportunité d’y voir plus clair et ceci les yeux bandés. S’il n’est pas recommandé de faire confiance les yeux fermés à un voyant que l’on ne connaît pas, il est aussi fortement conseillé de ne pas abuser de la voyance.

Il parait tellement plus facile de contacter un voyant dès lors qu’une question nous taraude plutôt que d’attendre que la réponse vienne elle-même. Ceci dit, est-ce vraiment raisonnable ? Et le portefeuille aime-t-il ce genre de comportement ?

Pour ma part je pense qu’il vaut mieux consulter une fois de temps en temps, histoire de faire le point plutôt que de se laisser emporter dans de mauvaises habitudes… Car en finalité, ces mauvaises habitudes s’avèrent réelles dès lors que l’on abuse de la voyance. Bien souvent on appelle la première fois pour des raisons générales mais lorsqu’on s’aperçoit que le voyant dit juste et surtout qu’il est précis dans ce qu’il prédit, tout le monde est tenté d’appeler pour un oui, pour un non. Les questions en deviennent tellement précises qu’on en vient à se demander où se trouve le libre arbitre du consultant.

En écrivant ces mots, je réalise que ce dixième commandement pourrait puiser de son inspiration un peu dans chacun des neufs premiers ! Le libre arbitre, la gestion des informations reçues, ne pas prendre les paroles du voyant telles des paroles d’Evangile, avoir conscience qu’un voyant peut se tromper !

Marlène : Le voyant ne peut-il pas aider le consultant à gérer ?

Voyance Angèle : Je suis la première à dire au consultant que cela est primordial de faire attention à ne pas abuser de la voyance, tant pour son psychique que pour son portefeuille ! Mais si ce dernier me contacte toujours malgré mes recommandations, que devrais-je faire ? Ne pas lui répondre ? Raccrocher ? C’est impossible ! Tant humainement parlant que légalement. Si la personne appelle c’est qu’elle est en besoin, comment pourrais-je refuser de lui être utile à ce moment précis ?

Marlène : T’est-t-il arrivé de refuser de prendre une consultante ?

Angèle voyante : La dernière à qui j’ai fait cela, le secrétariat a prétendu que j’étais en consultation. Cette femme tombait dans la dépendance et de surcroit maman célibataire et sans emploi. A mon sens et ma seule façon de l’aider à ce moment là fut de ne pas être disponible. Mais quelques temps plus tard, après avoir régulé ses appels, j’ai appris qu’elle s’était adressée à d’autres voyants lorsque je n’étais pas là dont un charlatan qui l’avait « volé » de 600 euros. Inutile de préciser à quel point je me suis sentie coupable. Il est du domaine de l’impossible pour le voyant de gérer les abus des consultants, mais il est de son devoir de le raisonner … Telle fut la leçon que j’en ai retenu.

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Dernière mise à jour de cette page le 17/12/2009